Gustavo Dudamel et les Berliner, salle Pleyel

Nicolas Darras 04/06/2012
La salle était comble pour ce concert qui proposait la rencontre entre la jeunesse du chef vénézuélien Gustavo Dudamel (31 ans) et la vénérable institution berlinoise, dans un programme Beethoven et Strauss, le répertoire emblématique de cet orchestre.
Peut-être justement impressionné par l’héritage et la maîtrise des Berlinois, Dudamel livra une 5e Symphonie exemplaire de clarté, de force et de cohérence, tirant parti de l’incroyable potentiel sonore de l’orchestre, notamment dans un Finale subjuguant, sans toutefois renouveler les prises de risques de son enregistrement avec l’orchestre Simon-Bolivar du Venezuela.
C’est peut-être plus encore dans Ainsi parlait Zarathoustra, le poème symphonique de Strauss, que chef et orchestre entrèrent dans la symbiose la plus totale pour offrir un moment de magie orchestrale, où l’on ne savait qui admirer le plus, les cordes renversantes d’expressivité, les cuivres triomphants de précision et de subtilité, les interventions solistes surprenantes à la fois par leur qualité intrinsèque et par leur parfaite intégration dans la construction d’ensemble… Et, surtout, un engagement de tous les instants, du chef aux derniers pupitres de violons, engagement qui fait sans doute la suprématie incontestable de cet orchestre mythique, vérifiée également dans Le Jardin féerique de Ravel donné en bis. (3 mai)
Nicolas Darras
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