«Des associations de moins en moins centrées sur la musique.»

Antoine Pecqueur 15/06/2011
Directeur d’Act’Art, office départemental d’action culturel en Seine-et-Marne, Hervé Biseuil est le vice-président de la fédération “Arts vivants et départements”. Il nous fait part de ses inquiétudes.

Quel est l’impact de la réforme des collectivités territoriales sur le financement culturel?
Nous disposons de très peu de chiffres. Néanmoins, nous constatons un désengagement de certains départements dans le domaine culturel. Cela s’explique par les pressions budgétaires actuelles et par la perspective de l’application de la réforme territoriale, qui sera mise en place en 2014. Pourtant, il faut rappeler que la clause de compétence générale a été conservée. L’impact de ces baisses de subventions est à juger en fonction de la dépendance de chaque structure culturelle au financement départemental. Mais je sais que le désengagement de certains départements a pu entraîner dans des structures des conséquences directes sur l’emploi.

Quel regard portez-vous sur l’évolution des associations musicales départementales ?
Ces associations sont de moins en moins centrées sur la musique. A la fin des années 80, elles se sont ouvertes à la danse et, depuis une dizaine d’années, elles travaillent pour une grande partie sur l’ensemble du spectacle vivant. Ajourd’hui, on constate certaines fusions entre des structures départementales. Dans d’autres départements, l’activité des associations est reprise en interne par les conseils généraux. Ces associations ont des missions diverses, en fonction de la politique de chaque conseil général. Certaines sont plus axées sur l’éducation artistique, d’autres davantage sur la diffusion et la création. Aujourd’hui, on compte une quarantaine d’associations... à comparer à la centaine de départements français.

Ces associations restent peu connues...
L’essentiel de leurs actions s’adresse à des professionnels. On n’est pas dans l’événementiel médiatisé. Mais ces associations ont un rôle essentiel, consistant à rééquilibrer l’offre sur le territoire départemental, et notamment à contrebalancer le fait que les équipements culturels sont surtout présents en milieu urbain. Dans le contexte actuel de repli, de désengagement, il faut rappeler que l’échelon départemental est essentiel dans le financement culturel.

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