EDITO PIANO 24

Philippe Thanh 29/07/2010
Dans les steppes du piano russe
Le piano russe ! Vaste sujet, dont on ne peut faire le tour en quelques dizaines de pages. Il suffit d’égrener les noms de Tchaïkovski, Moussorgski, Scriabine, Rachmaninov, Prokofiev… pour réaliser à quel point l’école russe (p.16) embrasse un répertoire immense, d’une incroyable variété et parfois d’une difficulté redoutable.
Et les compositeurs d’aujourd’hui ne sont pas en reste (p.27). Du côté des interprètes, quel pays peut aligner autant de pianistes de renom depuis la fin du 19e siècle ? Notre dictionnaire des pianistes russes, loin d’être exhaustif, en témoigne (p.35).

Le jeune pianiste chinois Lang Lang est en tête d’affiche de ce numéro. Son jeu exacerbé ne laisse pas indifférent, suscitant enthousiasme ou rejet. Nous avons voulu en savoir plus sur ce phénomène du piano, l’un des rares interprètes dont la renommée mondiale dépasse largement les frontières de la musique classique (p.10). Mikhaïl Rudy a passé sa jeunesse en Union soviétique, il connaît admirablement le répertoire russe et il a choisi la France comme terre d’accueil. Lui demander de parcourir avec nous ce numéro largement consacré au piano russe allait de soi (p.5).
Pédagogie. Y a-t-il un secret dans l’enseignement du piano en Russie ? Nous avons interrogé des pianistes qui ont fréquenté les grands conservatoires russes (p.45). De son côté, Alexandre Sorel nous donne ses conseils pour aborder le Cinquième Prélude de Rachmaninov, une œuvre emblématique du répertoire russe (p.57). Privilégier la justesse ou l’interprétation ? Eternel débat auquel le pianiste Cyril Huvé apporte sa contribution. La gestuelle : un monde sépare le sobre Rubinstein du démonstratif Lang Lang ; le pianiste Albert Nieto fait la part des choses. Nous enquêtons aussi sur le piano à quatre mains, une pratique trop peu développée face à un répertoire abondant.
Anniversaires (p.86). Les années 1810-1811 ont été prodigues de grands noms du piano. Si nous “oublions” Chopin, à l’affiche de notre numéro de l’année dernière (Piano 23), nous rendons hommage à Schumann et à Liszt, ainsi qu’à Hiller, leur contemporain bien oublié, ou à Reinecke. Sans oublier Paderewski, dont la carrière de pianiste et celle d’homme politique éclipsent souvent l’œuvre de compositeur.

Revenons sur la saison pianistique écoulée à l’occasion de “coups de cœur” pour de jeunes artistes. Que retenir d’une année de concerts (p.115) ? Dans notre rubrique “Piano d’aujourd’hui”, Bernard Désormières nous donne de précieux conseils pour réussir dans l’improvisation jazz. Nous faisons aussi un point sur l’œuvre pour piano d’Henri Dutilleux et nous recensons les œuvres pour ou avec piano données en première mondiale en France au cours de la saison écoulée. Quant à Benjamin de la Fuente, lauréat du 11e Grand Prix Lycéen des Compositeurs organisé par La Lettre du Musicien, il commente l’œuvre écrite pour les lecteurs de Piano  (p.135).

Facture. Après avoir fait le point sur les tendances du marché et les nouveautés de l’année (p.139), Bernard Désormières revient sur la décennie écoulée : les innovations apparues permettent-elles d’imaginer ce que sera le piano du futur (p.148) ? Nous partons aussi à la découverte des secrets des pianos Förster en visitant l’usine de la marque en Saxe.
Editions. Une année de partitions, d’enregistrements et de livres montre la richesse de l’édition musicale (p.171). A cette occasion, Marcel Weiss retrace plaisamment l’histoire de l’enregistrement au piano, du début du 20e siècle à aujourd’hui.
Philippe Thanh

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