Sophie Dartigalongue : un jeune talent du basson

Antoine Pecqueur 12/09/2011
Après avoir étudié au Conservatoire de Lyon dans la classe de Carlo Colombo, Sophie Dartigalongue vient d’intégrer l’académie du Philharmonique de Berlin.

Vous avez remporté de nombreux concours, notamment à Roverto en Italie en 2010. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Les concours apportent des échéances dans le travail et impliquent donc une vraie rigueur. C’est à chaque fois l’aboutissement d’une démarche. Sur place, on a la chance de rencontrer des musiciens, d’échanger avec le jury. Enfin, lorsqu’on remporte la compétition, on est amené à donner des concerts. C’est la plus belle récompense !

Vous venez d’intégrer l’académie Karajan du Philharmonique de Berlin. Comment le concours s’est-il passé ?
Nous étions une trentaine de candidats. L’épreuve est en deux tours : le concerto de Mozart et une œuvre au choix. Je n’arrive pas encore à réaliser que j’ai gagné. C’est l’orchestre dont rêvent tous les musiciens ! Après ma licence obtenue au CNSMD, je voulais, de plus, aller travailler en Allemagne, foyer du basson. Grâce à l’académie, je vais pouvoir jouer à l’Orchestre, donner des concerts de musique de chambre et recevoir des cours de la part du basson solo, Daniele Damiano. Après ces deux ans à l’Académie, je pense me perfectionner dans un conservatoire allemand.

Pourquoi avez-vous choisi de jouer sur un basson Püchner ?
J’ai commencé mes études sur un basson système français au Conservatoire de Versailles, dans la classe d’Alexandre Ouzounoff. J’ai ensuite intégré le CRR de Lyon (classe de Jean Pignoly), où je me suis mise au système allemand. J’ai joué pendant un certain temps sur un basson construit par Moosmann. En 2009, je me suis rendu au congrès de l’IDRS (International Double Reed Society) à Birmingham, où différentes marques exposaient leurs instruments. Ce fut l’occasion de comparer plusieurs bassons. Celui qui m’a le plus convaincue était un basson de la marque Püchner, dont l’esthétique de son, très fin, me correspondait parfaitement.
Antoine Pecqueur

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