La contrebasse à l’honneur chez Billaudot

Philippe Thanh 12/12/2011
Le contrebassiste Richard Dubugnon, également compositeur (Grand Prix Lycéen des Compositeurs en 2009), dirige une nouvelle collection consacrée à son instrument. 
Comment caractériser cette nouvelle collection ?
J’y présente, tous répertoires confondus, des pièces qui mettent en valeur l’instrument, au-delà de la simple virtuosité que l’on peut trouver chez Bottesini, par exemple. Pour cela, je privilégie trois aspects : les transcriptions, les nouvelles œuvres et les pièces pédagogiques.
Quels sont les premiers titres parus ?
Le premier est une transcription pour contrebasse et piano du Concerto pour basson et orchestre K 191 de Mozart. Il en existait déjà une ou deux transcriptions, mais avec des coupures, comportant des inexactitudes ou des octaviations peu flatteuses. Je suis parti de la version Urtext, en respectant les articulations du basson. J’ai composé des cadences pour les premier et second mouvements, libre à l’interprète de les jouer ou de s’en inspirer pour ses propres cadences. Enfin, grande nouveauté, il y a deux versions de la partie piano, selon l’accord en ut ou en ré de la contrebasse, afin de simplifier la vie aux pianistes qui ne seraient pas des transpositeurs émérites ! Je compte faire de même pour toutes les œuvres de récital.
Que trouvera-t-on comme répertoire contemporain ?
La première pièce publiée est ma Sonate pour contrebasse et piano, créée en 2009 par Thierry Barbé, contrebasse solo à l’Opéra de Paris. Elle sera suivie de Klaus de Dario Agazzi, puis de pièces de Jean-François Zygel. La collection acueillera des œuvres de toutes esthétiques ; ce qui m’intéresse, c’est leur dramaturgie musicale, quel qu’en soit le style.
Et parmi les pièces pédagogiques ?
Ce qui m’intéresse, c’est que, au-delà de leur valeur pédagogique, ces pièces soient suffisamment intéressantes pour être données en concert très tôt. Il faut faire sortir l’élève du cadre de la classe et le mettre en scène dès le début.
Comment se porte la contrebasse aujourd’hui ?
L’école française de contrebasse est l’une des meilleures au monde. Elle s’est illustrée tout au long du 20e siècle, d’Edouard Nanny à Jean-Marc Rollez, lui aussi directeur de collection chez Billaudot (il a été mon maître et a édité ma première pièce, Trois Evocations finlandaises). Aujourd’hui, des solistes comme Thierry Barbé, Daniel Marillier, Vincent Pasquier (également ex-élèves de Rollez), Yann Dubost, Marie Clément et Théotime Voisin, pour ne citer qu’eux, témoignent de la vitalité de la contrebasse aujourd’hui.
Propos recueillis par Philippe Thanh

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