Christopher Falzone s’impose à L’Athénée

12/12/2011
En janvier dernier, nous avions éprouvé une petite déception en entendant le pianiste Christopher Falzone, premier prix du 9e Concours international d’Orléans. Pour son récital au théâtre de l’Athénée à Paris, il impressionne par son style hors du commun et par le choix d’un programme original et intelligent. Un programme traversé par deux figures thématiques : le ressassement – l’ostinato – et les asymétries rythmiques.
On retiendra de la personnalité du pianiste américain, une beauté froide, une élégance presque dénuée de sensibilité, confirmée par la position très distante du clavier qui lui permet de laisser vibrionner quelques cellules rythmiques comme si elles étaient le fruit d’un langage improvisé, autre constante d’un programme qui incluait aussi des transcriptions et improvisations sur la Sonate K 141 de Scarlatti ou en bis sur le Quatuor n° 2 de Fauré.
Dans la Sonate op. 24 n° 3 d’Enesco, Christopher Falzone donne le sentiment que la musique éclôt sous nos oreilles, au fil des notes, dans une blancheur impassible. Soulignons aussi l’implacable précision rythmique, assumant pleinement l’aspect percussif du piano dont il fait montre dans l’Allegro et le Finale de la Deuxième Sonate de Jolivet, déclamatoire, exprimant de la pièce toute l’énergie fracassante. Le concert s’achevait avec les trois transcriptions de Petrouchka de Stravinsky, conduites sans détours et surtout sans le brio superflu qui les entoure parfois. Un pianiste à suivre. (14 novembre)
Clément Rochefort

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