Validation des acquis de l’expérience

Antoine Pecqueur 15/04/2008
La VAE continue de susciter des réactions de candidats déçus, voire choqués de la manière dont les épreuves se sont déroulées. Le nombre et la longueur des courriers reçus à ce propos nous interdisent de les publier tous ici.
Remerciements
Nous tenons à vous remercier pour la place que vous avez bien voulu accorder à notre affaire VAE, dans La Lettre du Musicien. Tous les témoignages, comme l’enquête menée par Antoine Pecqueur et les éditoriaux, ont su rendre au mieux le côté préoccupant de nos situations. Des professeurs talentueux et malheureux candidats de cette VAE, parfois très éloignés, (enseignant pour certains à l’île de la Réunion) m’ont dit le grand réconfort que leur a apporté la lecture de votre journal.
Aurélie

Extrait d’un témoignage
Les questions posées étaient pour la plupart complètement à côté du sujet, incongrues ou tellement “jargonnantes” qu’elles en devenaient incompréhensibles. Le président : « Pouvez-vous nous parler de la dilatation des modes opératoires dans la littérature pianistique de 1900 à nos jours ? » Je fis répéter la question trois fois avant de comprendre (signes de lassitude du président, comme s’il avait affaire à un simple d’esprit sorti de sa Nièvre perdue) : comment me soupçonner d’ignorer que, depuis cette époque, on pouvait taper du poing sur le clavier, lancer des balles de ping-pong sur les cordes ou hurler sous le piano, moi qui fut durant tant d’années le disciple d’Alain Louvier à Boulogne-Billancourt ?
Jérôme Laguerre, Saint-Aubin-les-Forges (58)


A propos des DE de Cefedem

Je voulais signaler au « jeune musicien, actuellement en Cefedem » qu’il a tout à fait raison, il faut que les directeurs d’établissement prennent en compte la différence de qualité des DE, puisque, en effet, selon lui, un DE de Cefedem ne vaut pas grand-chose puisque le diplômé ne possède, la plupart du temps, aucune expérience.
Plaisanterie à part, je voudrais faire remarquer plusieurs choses à cet étudiant scandalisé :
– une durée de deux ans pour acquérir une base pédagogique ne me semble pas exagérée ;
– il faudrait qu’il se renseigne sur le pourcentage de réussite au DE via un Cefedem ou via la VAE ;
– rien n’empêche cette personne de travailler 1 800 heures et de se lancer ensuite dans la grande aventure de la VAE plutôt que de passer par le Cefedem ;
– enfin et surtout, dans vingt ou trente ans, s’il ne se repose pas sur ses lauriers, il sera émerveillé de constater toutes les acquisitions qu’il aura pu faire depuis qu’il a quitté le Cefedem !
Il ne faut pas oublier que le « seulement un dossier et entretien pour obtenir le DE » occulte complètement la richesse pédagogique acquise au long des années de travail. Si un professeur a l’étoffe d’un diplômé d’Etat, pourquoi n’aurait-il pas aussi l’étiquette ?
Je conclurai en disant que le jury qui m’a interrogé connaissait parfaitement bien mon dossier et a posé des questions pertinentes sans aucune agressivité ni aucun mépris, plutôt même avec bienveillance. Mais j’ai aussi eu des témoignages moins angéliques. Bon courage aux futurs candidats.
Jean Enders
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