Les bienfaits de la musique

15/04/2008
Quelques informations glanées dans les revues médicales nous apprennent bien des choses. Entre le son des clarines qui a des influences apaisantes sur les vaches dans les alpages, et les musiques actuelles, dont de trop nombreux textes inciteraient à la consommation de drogue, que choisir ?
Bruit (et musique) au travail
Un actif sur deux se plaint du bruit au travail. C’est ce qui ressort d’une enquête commandée à Ipsos par la Journée nationale de l’audition. La nuisance sonore dépend évidemment du secteur d’activité, les personnes travaillant dans l’industrie et la construction étant les premières touchées. Toutefois, « les voix, le téléphone et la musique dérangent 58 % de ceux qui travaillent dans les commerces et les administrations ».
Près de la moitié des actifs estiment que cette nuisance sonore a un impact direct sur leur santé. Cela se traduit par des modifications de comportement (agressivité, manque de patience…) dans 58 % des cas, par une dégradation de l’audition dans 36 % des cas et par des répercussions sur l’état de santé général dans 29 % des cas.
Le Quotidien du médecin, 19 février


Accident vasculaire cérébral : la musique est un atout

Ecouter de la musique au plus tôt après une attaque cérébrale favoriserait la récupération. C’est ce qu’indique une étude finlandaise publiée dans la revue Brain.
Cette étude a été conduite sur deux ans (2004-2206) auprès de 60 victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) répartis en trois groupes : le premier écoutait de la musique de son choix (classique, jazz, pop…) deux heures par jour, le second des enregistrements audio de livres, le troisième groupe n’écoutait rien.
Les membres du groupe “musique” ont montré une amélioration de leur mémoire verbale dans 60 % des cas, contre 18 % dans le groupe livre et 29 % dans le groupe témoin.
Des études restent à mener pour mieux comprendre cet effet de la musique sur les mécanismes neurologiques.
Le Quotidien du médecin, février


Le cerveau en mesure avec la musique

Des chercheurs de l’université McGill et de celle de Stanford (Etats-Unis) ont réussi à dresser la carte de l’activité des neurones lors du passage d’un mouvement à un autre dans un morceau de musique.
Les sujets – non musiciens – étaient placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) capable de mesurer l’activité neuronale dans le cerveau. On leur faisait écouter plusieurs symphonies de William Boyce (1711-1779). Lors de changements entre les mouvements, la zone du cerveau associée aux stimuli auditifs connaissait un regain d’activité, tandis qu’une autre zone la suivait, celle-ci associée à l’actualisation de la mémoire de travail. Un épisode doit avoir un début et une fin. Ces régions du cerveau sont celles qui “balisent” l’épisode et “décident” de son début et de sa fin.
Selon les chercheurs, cette étude a d’importantes conséquences quant à la compréhension de la perception des épisodes auditifs.
Neuron, 2 août 2007


Clarines apaisantes
A la différence des cloches d’église, les clarines qui ornent le col des vaches de nos alpages ne sont pas accordées à des notes de musique. On assure par ailleurs qu’un troupeau privé de ses clarines voit baisser sa production laitière à cause du stress. Ces cloches auraient donc des vertus apaisantes chez les vaches… qui tiennent beaucoup, paraît-il, à leur propre clarine.
Libération, 25 février


Musique et drogue

Une étude, publiée dans la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, montre que les adolescents américains, qui écoutent près de deux heures de musique par jour, sont exposés à des messages “positifs” en faveur de toutes sortes de substances addictives (alcool, drogues…) : 84 messages par jour, 591 par semaine, 30 732 par an, rapporte cette revue. Le rap remporte la palme (77 % des chansons). Les musiques actuelles sont plus rentables pour les médecins que la musique classique !
Le Quotidien du médecin, 5 février


Maigrir pour mieux entendre ?

Etre mince pour vivre plus longtemps et en bonne santé est désormais une antienne. Quid de l’audition ? Des chercheurs américains ont mené des tests sur des souris réparties en trois groupes : alimentation à volonté, rations réduites de 30 %, alimentation un jour sur deux. Chez les mâles, les restrictions avaient accéléré la baisse de l’audition, alors que chez les femelles ces restrictions avaient permis le maintien d’une bonne audition.
Le Quotidien du médecin, février
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