Leonardo Garcia Alarcon, un latino-américain de charme, salle Gaveau

Roger Tellart 15/05/2013
Avant tout, la chance pour Leonardo Garcia Alarcon aura tenu dans sa rencontre avec le Festival d’Ambronay dans l’Ain, grand pourvoyeur en découvertes stimulantes. Plébiscité par Alain Brunet et son équipe, le musicien sud-américain y est en résidence depuis 2010 et se fait remarquer par un activisme débordant, avec l’heureuse complicité de la Cappella Mediterranea, venue comme lui d’Argentine.

(DR)

Ainsi de leur dernier concert parisien, salle Gaveau, qui colorait d’un heureux exotisme le rêve dramatique et belcantiste de Monteverdi, accompagné de ses successeurs immédiats Cavalli, Luigi Rossi et, plus rapproché dans le temps, du Napolitain Provenzale.
C’est Anne Sophie von Otter qui complétait l’affiche: non pas une interprète, mais une incarnation, dont on rappellera le singulier talent pluraliste hors du baroque ( en particulier, une Mélisande indicible). Aussi bien, les choix stylistiques et expressifs du maître d’œuvre y étaient inattaquables, justifiant l’enthousiasme de ses aficionados, tout heureux de trouver en lui le digne continuateur de Gabriel Garrido qui fut le pionnier, avec son ensemble Elyma, de cette  foisonnante école sud-américaine. En tout cas, fêté la veille par une journée spéciale à Radio France (après Jordi Savall et William Christie), Leonardo Garcia Alarcon est assurément le baroqueux du moment, animateur d’une quête ludique qui, dès à présent, tient toutes ses promesses. Et l’on n’oubliera pas son implication à la tête de l’excellent Chœur de chambre de Namur. (14 mai)
Roger Tellart

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