Un nouveau souffle pour le Concours Bellan

Juliette Duval 28/05/2013
Le compositeur et pianiste Rémi Guillard a pris récemment la direction de la manifestation qui vient de se dérouler à Paris.
Dans quel contexte avez-vous repris le Concours Bellan ?
Le Concours était en train de mourir : le nombre d’inscrits était de plus en plus faible car nous n’avions aucune visibilité sur le Web. Les candidats qui se présentaient étaient plus ou moins envoyés par les membres du jury. Avec une équipe de bénévoles, nous avons proposé à la Fondation Bellan de repenser le Concours afin de lui donner un second souffle. J’y suis personnellement attaché : en 1983, il y a exactement trente ans, j’étais candidat…
Comment avez-vous “remis à flot” la manifestation ?
Notre premier objectif a été de refaire connaître le Concours. Nous avons développé différents supports de communication : un site Internet et des brochures que nous distribuons dans les autres concours ainsi que dans les conservatoires. Le règlement n’impose pas de limite d’âge. C’est un des points forts sur lequel nous avons pu communiquer. Nous avons enfin diversifié la composition du jury. Pour chaque discipline, nous avons à la fois des spécialistes, des membres permanents qui assistent à toutes les épreuves, et deux “généralistes” qui représentent l’avis du public.
Jusqu’à présent, le jury procédait par vote secret. Cela nous a paru obsolète. Nous souhaitons au contraire plus de dialogue et de transparence au moment des délibérations. Après les résultats, les candidats seront par ailleurs libres de discuter avec les membres du jury.
Combien y a-t-il de disciplines ?
Officiellement, nous avons 14 disciplines, mais, cette année, 12 étaient représentées faute de candidats en art dramatique et en chant choral. Nous avons par ailleurs introduit des épreuves de harpe et de composition. Nous alternons une année sur deux les épreuves pour instruments à cordes et à vent. Quant au nombre d’inscrits, il s’élève cette année à plus de 200 candidats. C’est un succès par rapport aux 72 inscrits de l’année dernière ! Nous sommes heureux de voir nos efforts récompensés. Les candidats sont de tous âges et de toutes origines : ils viennent d’Italie, d’Allemagne, d’Asie… Nous avons d’ailleurs développé des partenariats internationaux, notamment avec le Tournoi international de musique (Tim) : lorsqu’un candidat dépasse l’éliminatoire de ce concours, il assure chez nous sa place en finale, et inversement. Nous instaurons d’autres partenariats, notamment avec le Concours Steinway et le Concours international d’Osaka.
Comment le concours est-il financé ?
Il s’agit principalement de mécénat. La Fondation met à notre disposition l’espace Bellan et nous offre 10 000 euros. Nous complétons cette somme grâce aux frais d’inscription dont le montant s’élève à 80 euros.
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