CNFPT : merci à Marc Bleuse

20/07/2008
Je voulais réagir et remercier Marc Bleuse (courrier paru dans La Lettre du Musicien n° 359) pour ses commentaires à propos de la non-inscription des titulaires du DE et du CA sur les listes d’aptitude.
Je suis dans cette situation pour la troisième fois consécutive. J’ai suivi la formation au Cefedem et obtenu mon DE en 2000.
J’ai donc préparé le concours du CNFPT en 2002, en 2005 et, dernièrement, en 2008. Sur les deux premiers concours, j’ai pu trouver une explication personnelle à mon échec (projet pédagogique mal expliqué, dossier professionnel un peu léger…), mais mon dernier échec me laisse sans voix.

Je travaille depuis six ans dans une école de musique où le directeur reconnaît mon travail et mon investissement. La conjoncture actuelle l’oblige à se battre pour conserver mon poste de vacataire et la réussite du concours m’aurait permis de faire avancer son combat. Malheureusement, si le ministère de la Culture a reconnu mes compétences, en me délivrant le DE à la suite de deux ans d’une formation qui a coûté cher à l’Etat, j’ai du mal à concevoir que le ministère de la Fonction publique se donne le droit en 30 minutes d’empêcher ma progression professionnelle.
Cette année, mon entretien avec le jury s’est très bien passé, les questions qu’il m’a posées ont été vraiment axées sur ma pédagogie et mon travail (ce qui n’était pas le cas la deuxième fois)… D’où mon incompréhension face au résultat.
La remise en question est permanente dans notre métier, mais il arrive un moment où le flou et l’incompréhension s’installent.

Il faut savoir que le poste que j’occupe actuellement ne devrait s’ouvrir à la titularisation que le jour où je serai inscrite sur la liste d’aptitude. Je prends donc la place de gens qui viennent de réussir ce concours et qui n’ont pas la chance d’occuper une place. A ces gens-là, je souhaite bon courage pour la recherche d’un poste. Pour ma part, je continue mon travail à l’échelon 1 avec la peur permanente de me voir remercier.

Félicitations à tous ceux qui ont décroché le fameux sésame du fonctionnaire et, aux autres, bon courage.
Notre correspondante a souhaité conserver l’anonymat
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