Les modernes à la périphérie

15/11/2008
Dans cette revue si bien faite qu’est La Lettre du Musicien, où l’on apprend toujours, on peut donc même se distraire et sourire au milieu des tracas du temps présent. Je songe à l’article “Avenue Mozart… j’achète !”.
Ce qui est très instructif, c’est de constater que, sauf exceptions, les noms de rues du vieux Paris n’ont pas été débaptisées pour y placer des compositeurs plus modernes. On a conservé la rue du Chat-qui-pêche, la rue du Petit-Musc, la rue Pavée et tant d’autres souvenirs du passé historique de la ville, dont les monastères (Grands Augustins, Bernardins…). Et l’on a bien fait : merci pour la mémoire collective ! On a simplement placé quelques noms de compositeurs ayant vécu à tel ou tel endroit, comme Lully ou Couperin, généralement en des lieux ne portant pas encore de noms comme des carrefours (place Franz-Liszt, face au square Cavaillé-Coll, dans le 10e). Et tout naturellement, c’est dans les arrondissements “nouveaux”, ceux de Haussmann au 19e siècle, que l’on trouve les compositeurs des 19e et 20e siècles. Rien d’étonnant à cela. Ainsi, par exemple, de la rue Beethoven, dans le 16e.
Il y a aussi une rue Jean-Sébastien-Bach, que l’on a placée dans le 13e, à l’époque où la France s’enflammait pour ce compositeur. J’ajoute qu’elle se trouve dans le quasi-prolongement de la rue Cantagrel… mais je n’en suis pas responsable, je vous le promets !

Gilles Cantagrel
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