Musique d’aujourd’hui et société

15/04/2009
En 1901, à la mort de Verdi, des millions d’Italiens participent à un deuil national. Cent ans plus tard, la disparition d’un compositeur important ne mérite plus que quelques lignes dans les quotidiens – et encore pas tous ! Le divorce semble définitivement consommé et la musique savante connaît de nos  jours une crise comme jamais elle n’en avait connue.
Certains pensent qu’elle ne s’en remettra pas, car elle a cessé d’être un art vivant pour devenir un objet de musée. Jamais il n’y eut autant de personnes qui composent, et jamais on a aussi peu joué de la musique fraîchement écrite.
Interrogez cent passants dans la rue. Aucun ne saura vous citer le nom d’un compositeur vivant et tous n’auront que de très vagues notions d’histoire de l’art musical. Tous, cependant, auront en tête le même schéma : il y a eu jadis des musiciens à perruques plus ou moins longues, les classiques. Pour les jouer, on s’habille en noir. Il y en a même qui vont écouter “ça”, sans bouger. Mais c’est pour les vieux et ça endort. Aujourd’hui, il y a les modernes.

On tape dans ses mains en les écoutant, si c’est rapide, et si c’est lent, on se balance sur son siège en levant les bras…
Alain Bonnard, compositeur
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