L’Orphée de Gluck à Versailles

Elsa Fottorino 14/11/2013
Pour cet Orphée et Eurydice de Gluck, donné en concert à l’Opéra royal de Versailles, Laurence Equilbey, à la tête d’Accentus et d’Insula Orchestra, son nouvel ensemble sur instruments d’époque, a choisi d’interpréter la version viennoise de 1762.

Orfeo à Versailles (A. Coeuret).

Le rôle-titre était tenu par le contre-ténor montant du moment, l’Argentin Franco Fagioli. Le chanteur fait montre d’une parfaite maîtrise de cette partition. Palette exceptionnelle de nuances, souplesse pour passer d’un registre à l’autre, diction parfaite, technique irréprochable, liberté de phrasé, forte présence scénique… l’interprétation de Franco Fagioli appelle les superlatifs. Le chanteur, déjà familier de ce répertoire (il a chanté plusieurs fois le rôle et enregistré Ezio de Gluck), restitue avec splendeur toute l’intensité théâtrale et la puissance expressive de cette musique. Les sopranos Malin Hartelius, qui chantait pour la toute première fois le rôle d’Eurydice, et Emmanuelle de Negri, qui incarnait l’Amour, complétaient remarquablement cette distribution. Quant au chœur Accentus, il se distingue une fois de plus par sa clarté, son homogénéité, sa perfection dans les équilibres. A la tête d’Insula Orchestra, Laurence Equilbey cultive la même sobriété, la même intelligence du texte. (7 novembre)
Elsa Fottorino

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