Musiques de nuit et de feu à la Cité universitaire de Paris

Aude Belloy 02/12/2013
Directeur, depuis 1990, de l’Orchestre de la cité internationale, le chef franco-américain Adrian McDonnell réussit régulièrement à amener cet ensemble très “mouvant” – en fonction des arrivées et des départs de ceux qui le composent – à un niveau de sonorité et d’homogénéité remarquable.

Adrian McDonnell et l’Orchestre de la Cité universitaire (S. Schohn).

La preuve en a été donnée dans son dernier concert avec, d’abord, une Symphonie inachevée de Schubert, exécutée de façon exemplaire sous la baguette de Julien Leroy, chef adjoint de l’Orchestre. 
Adrian McDonnell était au pupitre pour les deux autres œuvres au programme, L’Oiseau de feu (version 1919) composé par Stravinsky à l’âge 28 ans, et Visions de nuit, création répondant à une commande faite par le chef à Nicolas Worms, 20 ans, étudiant au Conservatoire de Paris, et ancien élève de sa classe de direction d’orchestre au conservatoire du 15e arrondissement. Toutes proportions gardées, il est amusant de comparer ces deux œuvres de jeunesse (même à dix ans d’écart, ce qui compte beaucoup !) car, si toutes deux s’appuient sur des bases tonales, elle utilisent les accents de leur époque. Pour Visions de nuit, le jazz ou le rock, fondus dans le poème symphonique. C’est bien l’hétérogénéité des idées musicales dans une totale liberté qui constitue aujourd’hui la marque de la musique nouvelle. Elle électrise le public (et l’orchestre !) tout en satisfaisant les plus savants. (30 novembre)
Aude Belloy

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