Jean-Philippe Rameau : l’esthétique du plaisir (1683-1764)

Jacques Bonnaure 08/01/2014
L’année 2014 marque les 250 ans de la disparition du compositeur. Gros plan sur un anniversaire en forme de célébration nationale. Publications, concerts et hommages ne manqueront pas.
Il y a un peu plus d’un siècle, Rameau fit l’objet, à travers son héritier lointain, Debussy, d’une tentative de récupération esthético-politique. « Vive Rameau, à bas Gluck ! » s’écriait M. Croche et l’on voit bien où il voulait en venir. D’un côté, l’élégance, la classe, le charme français. De l’autre, la lourdeur, le pathétique et l’emphase germanique. Et s’il lui consacra un Hommage pianistique, c’est bien qu’il le considérait comme son précurseur. A la même époque, l’édition complète de Rameau par les soins de Vincent d’Indy, Camille Saint-Saëns et Charles Bordes n’était pas non plus exempte d’arrière-pensées. Les éditeurs français se trouvant fort en retard sur les Allemands pour publier leurs maîtres d’autrefois, il s’agissait de rattraper le temps perdu. On connut en ce temps une vogue de partitions d’après Rameau, en hommage à Rameau, à la manière de Rameau ou de ses contemporains : dès 1884, Massenet avait donné le la en composant pour Manon un ballet en simili-Rameau.

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