De Mozart à Widman, le quatuor Signum à Paris

Invité, aux côtés de grands aînés (Arditi, Prazak, Emerson, Borodine, Ysaÿe…), de la 6e Biennale de quatuors à cordes à la Cité de la musique, le jeune quatuor allemand Signum offre la première française de deux œuvres du Bavarois Jörg Widmann.


Le quatuor Signum (I. Zandel)

Une sonorité âpre, concentrée, desservie aussitôt par une curieuse manière de boursoufler les phrases pures de Mozart (K.159) – déformation du plein cintre en arc parabolique, loin du canon classique, au point d’écraser le sens, l’idéal de la conversation commune. L’explication ne tarde pas à venir. Ces soufflets dynamiques sont hérités de Widmann, dont les deux œuvres, truffées d’effets (jeu en harmoniques, pizzicato, spiccato, balzato, collé, jeté, détaché !) révèlent pourtant ce que Signum a de meilleur : concentration absolue, netteté de la mise en place, autorité du premier violon, propulsion impeccable des cellules rythmiques, équilibre des timbres, éclipsant les défauts mineurs d’intonation. Qualités éminentes qu’une fréquentation plus assidue des maîtres (Brahms op. 51 n° 1) devrait sans nul doute étoffer dans un avenir proche. (23 janvier)
Frédéric Gaussin

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