Joël Laplane : « Les conques augmentent la richesse des fréquences aiguës »

Antoine Pecqueur 24/02/2015
Maître luthier à Marseille, Joël Laplane a mis au point un dispositif de conques modulables dont il nous présente les caractéristiques.
Quel a été le point de départ de la construction de vos conques ?
Les musiciens se produisent souvent dans des acoustiques inadaptées : des églises trop réverbérantes, des théâtres trop secs, sans parler du plein air… J’aime le son naturel, donc je ne crois pas à la sonorisation. C’est ainsi qu’est né ce dispositif de conques.
Dans tout message musical, ce sont les fréquences aiguës qui donnent l’intelligibilité du message musical. Pour cette raison, les conques renvoient le son en augmentant la richesse en fréquences aiguës. Dans une église, cela évite que le son ne se perde à l’arrière, et dans un théâtre, qu’il ne s’évapore dans les cintres et dans les rideaux.
Mais il existe déjà des systèmes de conques, comme on peut le voir dans certains théâtres…
Ces systèmes consistent généralement en une série de panneaux de bois qui bordent la scène. Mes conques sont installées bien plus proches des musiciens. Elles étaient au départ destinées au public, mais elles permettent aussi aux musiciens de s’entendre mieux sur scène. A La Roque-d’Anthéron, le système actuellement en place est efficace pour les gradins du haut, mais pas pour les premières places.
Comment se présentent vos conques?
On peut fabriquer des conques avec différents matériaux. J’ai personnellement choisi le polycarbonate, car il est plus sonore, mais aussi moins inflammable que le plexiglas. Et il casse moins !  Mes conques sont modulables, leur nombre dépend de l’effectif instrumental. Pour un duo, je conseillerai quatre panneaux, pour un récital de piano, sept. Un orchestre de chambre nécessitera une vingtaine de panneaux.
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