Comment s’en sortir ?

Philippe Thanh 09/09/2015
A relire nos éditos publiés au cours de la saison écoulée, on constate qu’ils ont été pour la plupart moroses ou alarmistes, reflétant en cela un monde de la musique classique qui ne trouve que peu de motifs de se réjouir. Et il est à craindre que la nouvelle saison ne change guère la donne.

Des professionnels de la culture dont une étude (“Revenus d’activité et niveaux de vie des professionnels de la culture”, voir Actualités) montre que leur revenu moyen est inférieur à la moyenne nationale ; des orchestres en danger comme celui des Pays- de-la-Loire ; des conservatoires dont les tutelles (de l’Etat aux collectivités locales) n’ont plus trop l’air de savoir quelle doit être leur mission, entre éveil artistique et formation de futurs professionnels (voir Conservatoires) ; des festivals menacés dans leur existence même par la chute des subventions… Au final, de nombreux musiciens et enseignants dont l’emploi se précarise de jour en jour.
A côté de cette accumulation de mauvaises nouvelles, il ne faudrait pas oublier quelques tendances qui peuvent aider à garder espoir.
Du côté des festivals, si certains ont hélas disparu, d’autres sont nés. Cet été, les grands comme les petits ont continué d’attirer de nombreux spectateurs. Certains rivalisent d’ingéniosité pour capter l’intérêt du public, mêlant les genres musicaux ou les arts, liant la programmation musicale à un terroir, à la gastronomie, à l’œnologie. Et notre pays ne manque pas d’atouts de ce côté-là !
La saison lyrique qui commence montre combien les directeurs de théâtre ont appris à jongler avec les restrictions, en mettant leurs moyens en commun, en choisissant des ouvrages moins coûteux à monter que d’autres (voir Saisons lyriques)… Il en va de même pour les orchestres et les ensembles dont nous présenterons la saison dans les prochains numéros.
Quant aux musiciens, il leur appartient plus que jamais de prendre leur destin en main, et de monter eux-mêmes leur projet. Car une chose est sûre, dans le contexte économique actuel, les aides publiques ne sont pas près de retrouver leur niveau d’antan. En revanche, le mécénat culturel, encore peu développé en France, offre sans nul doute de belles perspectives. Le crowdfunding ou financement participatif donne des résultats prometteurs pour peu que les projets soient bien “ficelés”.
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