Dominique de Williencourt au théâtre des Champs-Elysées

Olivier Duchesne 29/10/2015
Avec l’appui du Conseil lituanien pour la culture, le violoncelliste français proposait une soirée musicale dédiée à Tchaïkovski.

En présence d’un public nombreux, le chef Donatas Katkus et son Orchestre de Vilnius offrent la Sérénade pour cordes op. 48. Attaques fermes, plans bien définis, mouvements et transitions justes, timbres concentrés : la valse est dansée avec droiture, l’élégie déclamée sans pathos, le finale ardent. Soliste et chef d’orchestre des Variations sur un thème rococo, Dominique de Williencourt fait montre d’une superbe élégance, qui rappelle plus encore celle de Maurice Gendron que celle de son maître André Navarra. Sonorité personnelle, affirmée, archet vif, souple ou léger, chant legatissimo cantabile (émouvant Andante), technique souveraine se gardant d’un excès de rubato et se jouant des difficultés : harmoniques, octaves, portamento. L’ensemble est fin et brillant.
La seconde partie débute par deux transcriptions pour flûte tirées d’Eugène Onéguine et des Six Mélodies de l’opus 6, magnifiées par la voix pure et pleine, la projection, l’émission sans défaut de Jean Ferrandis qui dirige ensuite le compositeur dans le Concerto op. 16 de Williencourt. Le dernier mouvement est bissé. Rappelé plusieurs fois, le violoncelliste offre la transcription, signée Piatigorsky, de la Marche pour piano de Prokofiev op. 65 – capricieuse, enlevée, spirituelle à souhait (29 octobre).

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