Quand la pédagogie musicale invite au prêt-à-penser

13/01/2016
Dans cette tribune libre, Dania Tchalik, professeur d’écriture musicale au Conservatoire et à l’Académie supérieure de musique de Strasbourg, prend la défense d’un enseignement considéré par beaucoup comme “traditionnel”. Des propos qui ne manqueront pas de susciter un débat ! Dans notre prochain numéro, le second volet de cette tribune : “Conservateurs et progressistes ne sont pas ceux que l’on croit”.
Un constat qu’on ne saurait à présent démentir : les conservatoires s’enfoncent dans une crise à l’issue pour le moins incertaine. Toutefois, le mal ne se résume pas à des difficultés financières ; aussi prévisible qu’évitable (1), il s’inscrit dans le contexte d’une remise en cause de l’institution scolaire tout entière, un désaveu massif et tragique que les politiques de tous bords n’ont fait le plus souvent que promouvoir. Au nom de la démocratisation de la culture et des besoins de la société, on maquille les reculs en progrès et on impose des mesures objectivement antidémocratiques et sournoisement élitistes – la réforme du collège de 2015 en témoigne ad nauseam. C’est pourquoi il devient toujours plus nécessaire d’apprendre à décrypter la com’ du ministère et de ses soutiens, le plus souvent issus du milieu pédago-gestionnaire, qui passent davantage de temps à parler de pédagogie qu’à la pratiquer.

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