La réforme territoriale vue d’un établissement

Antoine Pecqueur 11/02/2016
Denis Janicot est directeur du CRR Gabriel-Pierné de Metz, un conservatoire qui appartient désormais à une région très étendue, l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.
Quel impact risque d’avoir cette réforme sur les conservatoires ?
L’impact le plus important est déjà là : ce fut l’apparition des pôles supérieurs qui a entraîné une nouvelle répartition des élèves entre les structures.
Faut-il, avec ce redécoupage géographique, inventer un nouveau modèle de fonctionnement des conservatoires ?

Oui, car l’espace d’une région comme la nôtre est beaucoup trop vaste pour des mutualisations de professeurs ou de cursus, ainsi que pour une organisation des entrées et sorties de cycles spécialisés. Pour nous, il faudrait aller de Strasbourg à Reims en passant par Mulhouse et Charleville-Mézières, ce qui est totalement irréaliste. Il faut, dans ces nouveaux territoires, trop étendus, se définir des limites raisonnables.

Une éventuelle disparition des départements serait-elle préjudiciable aux conservatoires ?
A mon sens non, car les conseils généraux ne se préoccupaient que très peu des CRR et s’investissaient principalement dans les écoles associatives ou municipales non contrôlées.
Etes-vous inquiet pour le financement des conservatoires ?
Il est trop tard pour s’inquiéter. Il faut évoluer, trouver de nouvelles solutions pour conserver la confiance des collectivités territoriales qui restent, il faut le rappeler, nos seuls financeurs.
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