Un instrument hybride, le Celloridoo

Marc Rouvé 23/03/2016
Fruit de l’imagination fertile d’un musicien iranien, Aidin Ardjomandi, le Celloridoo est né du croisement improbable entre le violoncelle et le didgeridoo (instrument à vent utilisé par les Aborigènes en Australie).
Pratiquant la guitare et le didge­ridoo, Aidin Ardjomandi poursuit un master en design industriel à Téhéran. Des études qui l’ont amené à travailler pendant plus de deux ans sur le design des instruments de musique et les lois de l’acoustique, avec pour résultat la création du Faghan, un instrument à cordes électrique, qui a tenu lieu d’étude préparatoire au Celloridoo. Cet instrument destiné aux musiciens créatifs, pour reprendre les mots de son inventeur, implique deux techniques de jeu. Tout d’abord le souffle, avec la technique de la respiration circulaire afin de générer le bourdon sur lequel viendra se poser la mélodie. Ensuite, la technique d’archet et de main gauche, semblable à celle des instruments à cordes frottées classiques, qui permet de jouer des notes. Le Celloridoo est équipé de quatre cordes et d’une touche sans frettes. Située à l’extrémité basse, la caisse de résonance (fabriquée en érable et recouverte de résine epoxy) sert à stabiliser l’instrument sur le sol et à amplifier le son des cordes et du souffle, tandis qu’un petit trépied supporte le pavillon qui est désolidarisé de la touche en ébène. L’invention s’est vu décerner la médaille de bronze lors de l’édition 2015 du concours “A Design Award”.

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