Dans la Sarthe, le beau piano de Guillaume Coppola

Philippe Thanh 08/08/2016
Séduisant programme que celui du pianiste Guillaume Coppola (Granados, Satie, Debussy, Chopin) donné dans un beau prieuré du nord de la Sarthe.

A Dangeul, entre Le Mans et Alençon, un couple de passionnés a sauvé une ancienne châtellenie bénédictine, le prieuré de Mayanne, qu’il restaure avec talent et opiniâtreté. Chaque été, depuis une quinzaine d’années, la grande salle aux voûtes romanes (12e siècle) accueille des concerts, organisés par la pianiste Marie-José Delvincourt.

Guillaume Coppola avait concocté un programme équilibré, avec une première partie réunissant des pages de la fin du 19e siècle, et une seconde partie consacrée à Chopin. Ouverture avec trois des Danses espagnoles de Granados, d’une grâce et d’une poésie (Minuetto, Oriental) qui restent présentes même sous la virtuosité d’Andaluza. Rupture de style autant que contrepoint ironique avec Satie (Gnossiennes, Gymnopédies) avant le retour à une poésie mystérieuse, celle de Clair de lune de Debussy, où l’élégance du toucher de l’interprète fait merveille. Enfin retour à Granados avec un Allegro de concert où le pianiste put s’en donner à cœur joie dans la virtuosité, sans perdre pour autant l’inspiration et le ciselé de son interprétation.

Après l’entracte, Chopin est au programme, sur le mode mineur avec le Nocturne op.9 n°1 et surtout la Sonate op.35, avec sa bien connue “Marche funèbre”. Des œuvres qui permettent au pianiste de donner libre cours à son romantisme, soulignant sans les appuyer les contrastes, et laissant chanter son clavier. En bis bienvenu, Troisième Consolation, où Liszt rend hommage à Chopin. (24 juillet)

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