Piano virtuose à Dinard

Jacques Bonnaure 22/08/2016
La 27e édition du Festival de Dinard, qui s’est déroulée du 7 au 20 août, a pris fin avec un récital du pianiste Cyprien Katsaris. Liszt, mais aussi Haydn, Schubert et Chopin étaient à l’honneur sous doigts du pianistes d’origine chypriote.

Après une période de turbulences, voici deux ans, dues à certaines tensions politiques locales, le Festival international de musique classique de Dinard, a été brillamment repris en main dès 2015 par le pianiste égyptien Ramzi Yassa qui a organisé une programmation très diversifiée, avec de prestigieuses têtes d’affiches comme Ramzi Yassa lui-même, Peter Donohoe, le chœur Tenebrae de Londres, le quintette de la Philharmonie de Berlin ou Cyprien Katsaris, de jeunes artistes confirmés comme la violoncelliste Camille Thomas, en duo avec David Bismuth, des classes de maître avec le grand pédagogue munichois Wolfran Schmitt-Leonardy qui “coachait” quatre jeunes pianistes de très haut niveau. A cela s’ajoutaient des concerts-lecture et des concerts pour les enfants.

Le pianiste Cyprien Katsaris clôturait donc le festival avec un de ces programmes hors norme dont il a le secret et dont on chercherait assez vainement l’équivalent chez ses confrères. Improvisation sur des thèmes divers, transcriptions (ébouriffante Chevauchée des Walkyries, air tiré de Don Sanche, l’unique opéra de Liszt, et le Deuxième Concerto de Liszt, réduit – si l’on ose dire – pour piano seul par l’interprète).

Avec cela quelques pages classiques (Sonate n°35 de Haydn, Klavierstück n°2 de Schubert, Berceuse et Fantaisie-Impromptu de Chopin, Csardas obstinée de Liszt). Katsaris est un pianiste absolu, aussi à l’aise chez Haydn qu’il interprète avec un humour léger et d’exquises couleurs, que dans les pages visionnaires du romantisme qu’il domine avec aisance, clarté, sans lourdeur et même avec une facilité aimable qui subjugue le public, car l’on n’a pas toujours l’occasion d’entendre et de voir un pianiste se jouer sans effort de tels monuments de virtuosité transcendante.

En bis, modestement mais avec profondeur, un simple mouvement de concerto de Marcello transcrit par Bach, musique du silence après les cataclysmes lisztiens. (20 août)

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