Piano à quatre mains au théâtre de L’Athénée

Les Pianissimes, pour leur saison de concerts parisiens, accueillaient, dans le merveilleux écrin du théâtre de L’Athénée récemment rénové, le duo formé par les pianistes Hervé Billaut et Guillaume Coppola.

Schubert, Brahms, le programme est bien construit, viennois pour tout dire, qui sentait bon la valse et les influences hongroises. L’art du piano à quatre mains, loin d’être une pratique sympathique de salon entre amateurs éclairés, demande beaucoup aux pianistes. Abandon de son espace au clavier, dosage des plans sonores, pédalisation complexe, travail personnel en pensant sans cesse à la partie de l’autre. En ce sens, l’association des deux pianistes répond magnifiquement à toutes ces exigences, y compris la synchronisation et l’unicité du discours.

Légères, rêveuses ou mélancoliques, les Valses op. 39 de Brahms déploient leur charme dans un jeu clair et décoratif. Œuvre complexe dans sa construction et son exécution, le Divertissement à la hongroise D818 de Schubert aurait peut-être gagné à être plus intensément habité, nourri de passion et de sonorités plus profondes. Avec brio mais sans excès, dans un parfait maintien pour tout dire très français, quelques Danses hongroises de Brahms illuminaient la fin du programme de ce concert dont le moindre des mérites n’est pas de promouvoir la musique de piano à quatre mains par deux excellents pianistes sur une belle scène parisienne. (10 octobre)

Lire aussi : Dans la Sarthe, le beau piano de Guillaume Coppola

 

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