Le concerto contemporain : du bon usage de la virtuosité

Marcel Weiss 02/11/2016
De la fascination à la lassitude, le concerto a connu, au cours de ces deux derniers siècles, bien des vicissitudes. L’image héroïque du virtuose, portée au pinacle par le romantisme, s’est peu à peu ternie. Que faire du concerto aujourd’hui ?
« Loin d’être une excroissance monstrueuse, la virtuosité est un élément indispensable de la composition musicale », affirmait Liszt (1). Et Saint-Saëns d’ajouter : « Elle est la source du pittoresque en musique, elle donne à l’artiste des ailes, à l’aide desquelles il échappe au terre à terre et à la platitude. La difficulté vaincue est elle-même une beauté(2).»

Virtuosité, mais pas seulement

La virtuosité, aujourd’hui, n’est plus le moteur premier pour les compositeurs. Ils ne la renient pas, sauf quand elle ne serait qu’un vain soliloque.
Thierry Escaich prend ainsi ses distances : « La virtuosité n’a d’effet sur le public que si elle est liée à un désir musical très fort, et de raison d’être que si elle conduit à un dépassement poétique des limites instrumentales. De même pour les cadences de concerto, dans lesquelles les compositeurs en profitaient pour dépasser franchement ce qu’ils n’avaient pas osé faire dans la pièce même. »

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