Les dérives du financement participatif

Antoine Pecqueur 10/01/2017
Le crowdfunding est aujourd’hui mis à toutes les sauces. La musique ne fait pas exception, depuis l’achat d’instruments d’orchestre jusqu’aux financements de concerts. Des projets parfois controversés.
En 2015, le crowdfunding, ou financement participatif, a permis de lever, en France, près de 297 millions d’euros auprès de 2,3 millions de financeurs (soit près du double des 152 millions collectés en 2014), pour 17 775 projets de nature extrêmement variée (chiffres issus du baromètre du crowdfunding en France – 2015, par Financement Participatif France, l’association des professionnels du secteur). Apparu il y a quelques années, le financement participatif ne cesse de se développer au point d’être considéré aujourd’hui comme le mode de financement de l’avenir. Encore jeune et aux contours parfois flous, notamment sur le plan juridique, il est à l’origine d’un certain nombre de dérives et d’abus. On cite souvent comme exemple la plateforme GoFundMe sur laquelle, en 2014, furent présentées à la fois la campagne destinée à financer les funérailles de Michael Brown, le jeune Américain abattu par un policier à Ferguson, et celle en faveur du policier incriminé pour couvrir les frais de son procès !

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