Direction de conservatoire : la parité est encore loin

Incroyable mais vrai : il y a proportionnellement moins de directrices de conservatoires que de députées à l’Assemblée nationale. Une situation qui évolue, mais encore trop lentement.

“Où sont les femmes ?” Le titre de la dernière étude publiée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) est éloquent. Elles sont moins de 10 % à diriger des institutions musicales (voir LM485). La proportion de femmes à la tête de conservatoires n’est guère plus reluisante : sur les 167 établissements sur lesquels a porté notre enquête (CNSMD, CRR, CRD, les 10 pôles supérieurs et les 17 conservatoires d’arrondissement de Paris), nous avons recensé 28 directrices, soit 16 %. Les deux conservatoires supérieurs remportent la palme : aucune femme parmi les 31 directeurs qui se sont succédé depuis… Cherubini en 1796.

Le poids de l’histoire… et de la sociologie

Historiquement, le profil de directeur de conservatoire est lié au rôle de chef d’orchestre ou de compositeur. Deux domaines où les femmes sont, depuis toujours, minoritaires. Par ailleurs, « l’image d’Epinal du directeur est celle d’une figure forte, explique Martine André, directrice du conservatoire de Montrouge et présidente de l’Union nationale des directeurs de conservatoires (UNDC). Or, on associe encore peu les femmes à l’autorité. Choisir une femme pour ce poste reste compliqué pour nombre d’employeurs, qui estiment prendre un risque! ».

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