Nicolas Stavy, en récital à la Sorbonne

Invité par Jean-Pierre Bartoli, organisateur des Concerts de midi à l’amphithéâtre de la Sorbonne, Nicolas Stavy proposait un programme montrant le lien ténu qui unit la musique et la représentation des images, thématique chère aux musiciens romantiques.

Dans l’évocation de la légende de saint François de Paule traversant le détroit de Messine, transcrite de manière si saisissante par Liszt, Nicolas Stavy nous montre un personnage vaillant, presque combatif. Dans un tempo très allant, les images se succèdent, les plans se construisent magnifiquement et la dynamique est au service de l’immense réserve de puissance du pianiste.

Avec une bel équilibre entre le chant et l’accompagnement, un phrasé éloquent et un timbre chaud et coloré assortis d’une pédalisation très attentive, le Nocturne en do dièse mineur op. posthume de Chopin se déploie dans toute son atmosphère onirique.

Ecrites pour ses élèves au moment où Marie Jaëll expérimentait sa nouvelle méthode pédagogique, ces petites études aux titres évocateurs rassemblées dans le recueil Les Jours pluvieux permettent à Nicolas Stavy, dont on connait la curiosité envers le répertoire, de détailler chaque pièce avec un grand sens narratif et descriptif.

Très inspiré, le pianiste plonge à corps perdu dans Après une lecture du Dante. Bien sûr, la technique est à toute épreuve, octaves alternées crépit antes, déflagrations pianistiques puissantes mais jamais brutales, haute voltige des funambulismes de l’écriture lisztienne, mais c’est la construction et la pensée architecturale, les timing, la conscience narrative et puissamment descriptive de l’œuvre qui nous enthousiasment. (3 février)

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