A Lyon, gros plan sur une saison pianistique

Suzanne Gervais 11/05/2017
Ambassadeur du clavier auprès du grand public, Jérôme Chabannes a créé la saison Piano à Lyon en 2005.
Un instrument, une salle, un cortège d’interprètes… la programmation est désormais ancrée dans le paysage.
Après quatre saisons passées salle Rameau pour cause de travaux de mise aux normes de la salle Molière, Piano à Lyon retrouvera son écrin initial en septembre.
Comment est née la saison ?
J’ai créé Piano à Lyon car il n’existait aucune saison consacrée au piano dans la ville. La salle Molière correspondait parfaitement au format que je souhaitais mettre en place : jauge de 600 places et acoustique remarquable. Aujourd’hui, nous organisons 14 concerts par saison : le récital est roi, mais un ou deux concerts de musique de chambre ponctuent la programmation.
De grands noms du piano sont devenus des fidèles : Michel Dalberto – qui a donné le tout premier concert et qui clôturera cette saison avec Franck, Fauré et Beethoven, le 9 juin – Martha Argerich ou encore Nelson Freire.
Un mot sur la prochaine édition ?
Les jeunes pianistes seront à l’honneur de la saison 2017-2018, qui commencera par un récital de Benjamin Grosvenor, le 17 octobre. Il interprétera la Sonate de Berg et des pages de Ravel, Brahms, Debussy et Bach. On entendra aussi Beatrice Rana, Lucas Debargue Khatia Buniatishvili… Ils ont tous moins de 30 ans ! Leurs aînés seront également à l’affiche : Sergei Babayan, Philippe Cassard ou encore Nicholas Angelich. L’un des temps forts de la saison sera l’intégrale des sonates pour violon et piano de Mozart par Renaud Capuçon et Kit Armstrong, les 25 et 26 mai.
Quel est votre public ?
Les spectateurs sont lyonnais, mais beaucoup viennent de Saint-Etienne et des départements voisins. Chaque concert réunit 500 personnes en moyenne, dont 15 % de moins de 26 ans. Pour fidéliser le public, nous avons misé sur la flexibilité : outre un abonnement intégral, les spectateurs peuvent acheter un passeport qui permet d’assister à au moins six concerts. Depuis trois ans, nous sommes partenaires de la ville de Lyon pour le Pass culture. Grâce à lui, les étudiants peuvent assister aux concerts pour 4 euros. Nous venons de nouer un partenariat avec l’université Lyon I : l’an prochain, deux concerts seront organisés sur le campus. Les recettes de billetterie permettent de financer 70 % des concerts : une garantie d’autofinancement précieuse.
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