Le trio Metral, une fratrie au diapason

Suzanne Gervais 11/05/2017
Le 2 mars, le trio français a remporté le premier prix du concours Joseph-Haydn de Vienne. Agés de 21 à 26 ans, Victor (piano), Joseph (violon) et Justine Metral (violoncelle) jouent ensemble depuis l’enfance… et ne sont pas près de s’arrêter.
Quelle est votre histoire ?
Nous jouons en trio depuis que Justine a commencé le violoncelle, à 6 ans. La musique a toujours été une activité spontanée, complètement intégrée à notre emploi du temps. Etre frères et sœurs est un gain de temps précieux en répétition – nous nous connaissons mieux que personne – et un gage de pérennité. Après nos études aux CRR de Grenoble, Chambéry et Lyon, nous avons intégré le Conservatoire de Paris. Nous y avons achevé notre cursus d’instrument il y a deux ans. Depuis, nous sommes en master de musique de chambre, dans la classe de François Salque.
Qu’aimez-vous dans la formation trio ?
Le trio est particulièrement épanouissant : la communion y est très forte et, en même temps, cette formation requiert de grandes qualités de soliste. Chaque partie est terriblement exigeante. Il faut constamment construire un équilibre entre le travail à trois et l’affirmation de nos personnalités musicales. Le répertoire est immense ! Depuis quatre ans, nous faisons partie de l’European Chamber Music Academy, grâce à laquelle nous bénéficions de classes de maître en Autriche : une aubaine pour préparer le concours. Nous nous sommes immergés dans les trios de Haydn et nous y avons fait de belles trouvailles : les derniers opus annoncent l’aube du romantisme…
Comment avez-vous préparé le concours ?
Le secret : le rodage en public, à haute dose. Nous avons travaillé avec des interprètes que nous admirons comme le quatuor Ebène et le pianiste Michel Dalberto. Notre préparation a duré six mois. Le trac n’a pas posé de problème car nous nous sommes rendus aux épreuves détendus et confiants, en nous efforçant de jouer comme d’habitude et, surtout, en nous focalisant sur le plaisir. La formation trio est bien moins sous les projecteurs que le quatuor et les concours qui lui sont consacrés sont encore rares.
Quels sont vos projets ?
Enrichir notre répertoire ! Tous les styles nous attirent, notamment le contemporain. Nous poursuivons notre résidence avec ProQuartet et nous sommes ravis d’entrer à la Chapelle Reine-Elisabeth-de-Belgique en septembre, pour deux ans de résidence. Si le concours Joseph-Haydn était notre première grande compétition, nous ne comptons pas nous arrêter là ! Outre des concerts en France, nous prévoyons d’enregistrer les deux trios de Mendelssohn.

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