Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817)

Jacques Bonnaure 27/06/2017
Deux siècles après sa disparition, Méhul reste encore largement méconnu. Il fut pourtant le plus important compositeur d’opéras de la période révolutionnaire.
Tout le monde le connaît sans le connaître. Il fut le compositeur de l’un des plus célèbres chants révolutionnaires, le Chant du départ, sur les vers enflammés de Marie-Joseph Chénier, le frère d’André (« La Victoire en chantant nous ouvre la barrière… La République nous appelle, Sachons vaincre ou sachons périr… »). A part cela, Méhul semble voué à la seule sollicitude des musicologues. L’un de ses opéras connut tout de même un succès durable. La Légende de Joseph en Egypte fut ainsi ressuscitée par l’Opéra de Paris en 1947, sous la direction de Reynaldo Hahn, puis remontée au théâtre du Rond-Point par Pierre Jourdan (1989). L’air du malheureux Joseph « Champs paternels, Hébron, douce vallée » figure parfois dans les récitals de ténors, de Georges Thill à Roberto Alagna. What else ? Rien. Ah si ! les fanfares de cors de l’ouverture de La Chasse du jeune Henri furent parodiées avec des paroles adaptées (« Si tu n’veux pas que ta femme t’embête, N’te marie pas »), signe irréfutable de popularité pour cette brillante page d’orchestre. On lui attribua longtemps une belle Messe du sacre de Napoléon qui n’avait rien à voir avec la cérémonie impériale (ni avec Méhul) et a été récemment rendue à son véritable auteur, l’Autrichien Franz-Xaver Kleinheinz.

Pour lire la suite (86 %) choisissez votre offre :

Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Cet article premium

2€

Acheter cet article
Pack (crédité 12 €)

10 €

Acheter un pack
Mots clés :
Partager:

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous