Et la musique traditionnelle?

Suzanne Gervais 28/06/2017
Les inscriptions dans les conservatoires sont ouvertes et les futurs élèves hésitent : piano, violon ? ou bien cornemuse, chabrette, oud, txistu ? Un choix désormais possible dans plusieurs conservatoires, où la musique traditionnelle se développe depuis trente ans.
Le répertoire et l’instrumentarium foisonnants de la musique traditionnelle, dont l’enseignement a longtemps été l’apanage du milieu associatif, arrivent dans les conservatoires à la fin des années 1980. Le CRR de Limoges est ainsi le premier à ouvrir, en 1987, un département de musique traditionnelle avec des cours d’accordéon diatonique, de chabrette limousine, de cornemuse, de vielle à roue et de musique bulgare.

Une percée inégale

Si l’institutionnalisation de la musique traditionnelle semble désormais acquise – au conservatoire d’Avignon, on peut commen­cer le bandonéon comme on commence la trompette –, de nombreux musiciens déplorent la disparité des enseignements et le manque d’initiative de certains conservatoires, comme Françoise Etay, coordinatrice du département au CRR de Limoges : « Beaucoup de directeurs ne semblent même pas au courant de la possibilité d’ouvrir des classes de musique traditionnelle ! Sur 380 établissements d’enseignement spécialisé contrôlés par l’Etat, moins d’une centaine enseignent la musique traditionnelle… » Un faible ratio face au foisonnement du secteur associatif : en France, plus de 1 200 associations permettent aux amateurs de pratiquer la musique traditionnelle. Ce répertoire est, par ailleurs, absent des cursus des deux conservatoires supérieurs, malgré la présence de départements de musique ancienne et de jazz. Sur les 17 conservatoires parisiens, 4 proposent des cours de musique traditionnelle, avec, essentiellement, des percussions africaines et sud-américaines. Dans certains départements, comme la Seine-Maritime, aucun conservatoire ne propose de cours de musique traditionnelle. Dans d’autres régions, les établissements ont en revanche multiplié les ouvertures de classes : la Bretagne, le Sud-Ouest, le Nord, l’Auvergne, le Limousin et la Provence sont ainsi particulièrement bien dotés.

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