Maria Vekilova joue Bach et Widor à Toul

Stéphane Godet 28/06/2017
Un an après l’inauguration des grandes orgues restaurées de la cathédrale de Toul, le Festival Bach, que la ville de Meurthe-et-Moselle organise depuis huit ans maintenant, consacre plusieurs concerts à l’influence du Cantor de Leipzig dans l’histoire de la musique. Avant Beethoven et Mendelssohn, c’est Widor (1844-1937) qui était au centre du concert donné par la jeune organiste russe Maria Vekilova.

Jouer Widor, le symphoniste, sur un orgue à l’identité néo-baroque désormais affirmée peut sembler une gageure. Mais son Bach’s Memento se prête tout à fait à cet exercice. Véritable hommage à celui avec qui il se sentait une filiation directe, Charles-Marie Widor transpose dans son univers sonore six thèmes de Bach qui ne font pas l’objet d’une simple orchestration mais forment le terreau d’une œuvre à part entière, dans la tradition symphoniste en vogue à l’époque.

Lauréate de plusieurs concours internationaux, ancienne élève de Bernard Foccroulle, Maria Vekilova, à tout juste 25 ans, magnifie chacun de ces moments musicaux par son interprétation fluide et le choix de ses registrations. Les chorals « Allein Gott in der Hoh sei Ehr » BWV 664 et « Christ lag in Todesbanden » BWV 718 servent de transition entre le Prélude et Fugue en sol majeur BWV 541 qui introduit brillamment le récital et la Fantaisie et Fugue en sol mineur BWV 542 qui le clôt en apothéose.

Le festival se poursuit jusqu’au 17 septembre à Toul mais aussi dans le Grand-Est et au-delà. (25 juin)

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