Abdel Rahman El Bacha : sagesse et mesure à La Roque d’Anthéron

Avec 77230 entrées, 635 artistes invités dont 48 pianistes solistes et 92 concerts, de quoi réjouir Jean-Pierre Onoratini, président du festival et René Martin, directeur artistique, le 37e Festival International de la Roque d’Anthéron se clôturait avec un récital du pianiste Abdel Rahman El Bacha.

Plus habitué à l’entendre dans Beethoven, Chopin ou Brahms, nous découvrons qu’Abdel Rahman El Bacha se plonge également dans le monde ibérique avec de larges extraits des Goyescas (Granados) qu’il détaille avec beaucoup de finesse et de sobriété. En point culminant, l’obsédant Fandango de Candil dans lequel le pianiste se joue de tous les redoutables pièges d’écriture.

On découvre avec bonheur les Trois Pièces orientales, composées par Abdel Rahman El Bacha et dans lesquelles il explore rythmes et tournures modales égyptiennes ou libanaises. Particulièrement réussies, les Variations sur un air égyptien, de facture très classique, s’apparentant à quelques thèmes et leurs doubles  d’un Rameau ou d’un Couperin, sont prétextes à d’impressionnants éclats virtuoses.

Quelques pages très célèbres de Chopin clôturaient le programme. Plus contemplative que réellement dramatique, la Première Ballade se déploie en demi teintes ; deux Nocturnes, comme du papier de soie translucide, précédent le Second Scherzo, moins chevaleresque que décoratif dans un jeu volontairement mesuré et lisse avec des choix agogiques très personnels. (19 août)

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