Entre Bartok et Beethoven, la rentrée de l’Orchestre de chambre de Paris

Laurent Vilarem 27/09/2017
La phalange parisienne a ouvert sa saison avec une belle œuvre de Bartok et le début de l’intégrale des concertos pour piano de Beethoven par François-Frédéric Guy.

Après la rentrée de Daniel Harding et de l’Orchestre de Paris, placée sous la signe de la “Tragique” de Mahler (lire ici), Douglas Boyd a également choisi une œuvre grave et austère pour l’ouverture de la saison de l’Orchestre de chambre de Paris. Dès les premières mesures de la Musique pour cordes, percussion et célesta, l’acoustique sèche du théâtre des Champs-Elysées met pourtant à nu l’acidité des cordes. On pense à un simple manque d’échauffement, ce que confirme un deuxième mouvement bondissant, Douglas Boyd veillant à l’élan et à la précision rythmiques. Ici, pas de Bartok funèbre et post-romantique, mais une approche presque néo-classique, soucieuse de clarté et de lisibilité à laquelle répond favorablement un orchestre réactif. Le résultat, très honorable, témoigne du travail opéré par Douglas Boyd à la tête de la formation parisienne depuis deux ans.

Quant au Concerto n°5 de Beethoven qui marque le début de l’intégrale à venir cette saison, il montre le pianiste François-Frédéric Guy, tel qu’en lui-même : rhapsodique, capable de caresses et de coups de griffes, pour un “Empereur” résolument à taille humaine. Les musiciens parisiens lui offrent un accompagnement d’excellente qualité, qui augure du meilleur pour les prochains concerts. (21 septembre)

 

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