L’avenir du mécénat

Antoine Pecqueur 10/10/2017
Les mesures fiscales du gouvernement auront-elles un impact sur le mécénat ? Et comment faire aujourd’hui évoluer la loi Aillagon ?
En matière de mécénat, le président de la République Emmanuel Macron est face à une contradiction. D’un côté, il souhaite développer l’initiative privée et sortir de l’Etat providence, ce qui est une bonne nouvelle pour l’essor du mécénat. De l’autre, dans ce contexte de réduction des dépenses publiques, les avantages fiscaux consentis au mécénat par la loi de 2003 représentent un manque à gagner pour l’Etat*. Déjà, au début du quinquennat de François Hollande, le ministre du Budget de l’époque, Jérôme Cahuzac, avait tenté de s’attaquer à ce dispositif fiscal, mais Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture, avait eu gain de cause. Les associations pro-mécénat, au premier rang desquelles Admical, avaient mené un véritable lobbying. Pendant la campagne électorale, Emmanuel Macron a compté parmi ses soutiens l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, à qui l’on doit la loi de 2003, ce qui pourrait garantir une politique en faveur du mécénat. Mais rien n’est sûr, et les enjeux sont désormais multiples. Après la crise financière, le mécénat culturel avait considérablement souffert ; aujourd’hui, il repart comme l’ensemble du mécénat, mais reste toutefois un peu à la marge : il représente 15 % du budget global du mécénat, soit 500 millions d’euros, selon les chiffres d’Admical.

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