Mozart au risque des musicologues

Alain Pâris 10/10/2017
Quel chemin parcouru en matière éditoriale depuis la publication de la première édition complète des œuvres de Mozart entreprise par Breitkopf & Härtel en 1878 ! Œuvres perdues qui refont surface en tout ou partie, manuscrits retrouvés, authentifications remises en doute, autant d’éléments qui contribuent au dynamisme de la musicologie mozartienne.
On croyait tout savoir sur la Marche turque. Faux. Pour la bonne et simple raison que seuls nous sont parvenus des fragments du manuscrit de la sonate (KV 331) dont elle constitue le finale. Les musicologues continuent leurs recherches, tant et si bien qu’à Budapest, le Dr Balazs Mikusi a découvert en 2014 à la Bibliothèque nationale Széchényi, dont il est le directeur, quelques fragments inconnus de ce manuscrit. Tout n’est pas complet, mais le puzzle se reconstitue peu à peu. Néanmoins, n’attendez pas des révélations fantastiques. Les divergences par rapport à la première édition Artaria sont mineures et concernent principalement le phrasé. Quelques accords diffèrent. Pour y voir plus clair, Mario Aschauer a réalisé une nouvelle édition pour Bärenreiter avec deux propositions dans le même volume : un Urtext d’après Artaria, l’autre d’après les fragments de manuscrit connus. En préface, un texte intéressant sur la pratique d’exécution, notamment à propos de l’usage de la pédale et des fameuses divergences sur la notation du staccato.

Pour lire la suite (72 %) choisissez votre offre :

Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Cet article premium

Acheter cet article
Pack (crédité 12 €)

10 €

Acheter un pack
Partager:

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous