Une œuvre de Jean Giroud revit au disque

10/10/2017
A l’occasion de la sortie de l’enregistrement de “Images pour un chemin de croix” de Jean Giroud d’après le texte de Paul Claudel (Quantum), l’organiste Pascal Vigneron, directeur artistique du Festival Bach de Toul répond à nos questions.
Comment est né cet enregistrement ?

Un premier disque avait été enregistré au Grand-Bornand avec Laurent Terzieff et Philippe Brandeis en 1998. En plein accord avec le fils du compositeur, Michel Giroud, nous avons décidé de donner une nouvelle vision de ce chef-d’œuvre méconnu. La restauration du grand orgue de la cathédrale de Toul en 2016 m’a permis de proposer à la comédienne Brigitte Fossey la réalisation de ce projet dans une acoustique exceptionnelle et avec un instrument en parfait état.

Que dire de cette partition ?

C’est une musique puissante, personnelle, très émotive et exigeante. Brigitte Fossey est extraordinaire dans le ton, la conviction et le sens des mots. Elle donne une humanité à un texte difficile et emphatique. Créé en 1944 à l’église Saint-Séverin, “Images pour un chemin de croix” de Jean Giroud s’inscrit dans le déroulement de la Semaine sainte pour laquelle l’œuvre a été conçue.

Le Festival Bach de Toul en est à sa huitième édition. Quel bilan et quel avenir pour cet événement dans le Grand-Est ?

Nous avons débuté modestement, mais sans transiger sur la qualité des artistes. C’était très important afin de donner la crédibilité nécessaire à une manifestation aujourd’hui solidement ancrée dans tout le Grand-Est. Le comité d’honneur, les personnalités soutenant le festival, la ville de Toul sont particulièrement fiers de cet événement. Le festival ne cesse de progresser, tant dans sa diversité musicale que par la géographie de ses extensions.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le grand orgue de la cathédrale de Toul ?

Il a été restauré par Yves Koenig, les ateliers municipaux et moi-même en tant que technicien conseil de la ville (boiseries, ré-harmonisation des anches, pose des chamades, des nouveaux trente-deux pieds). C’est maintenant un instrument magnifique. Tous les organistes de renom qui viennent dans le cadre du festival sont surpris par la profondeur sonore de l’instrument, sa puissance et sa délicatesse.

Propos recueillis par Stéphane Godet


Organiste et compositeur, Jean Giroud (1910-1997), élève, notamment, de Marcel Dupré, Paul Dukas et Alfred Cortot, fut titulaire de Saint-Louis de Grenoble pendant soixante ans.

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