L’enseignement musical doit entrer à l’université !

10/10/2017
Donner aux diplômes français le même statut qu’à ceux délivrés par nos voisins européens, tel est le propos de Françoise Tillard qui milite, ici, pour une simplification et une plus grande ouverture du système.

En France, l’enseignement avancé de la musique dépend essentiellement du ministère de la Culture et non du ministère de l’Enseignement supérieur, en décalage avec nos voisins européens. Cela freine les échanges entre étudiants et retarde la professionnalisation des jeunes diplômés.

Les conservatoires et leurs diplômes

La réforme Landowski (1969) puis les lois de décentralisation (1983-1984) ont permis la création de conservatoires sur tout le territoire avec un succès qui a prouvé leur nécessité. Mais comme il dépend des collectivités territoriales, le diplôme final qu’ils délivrent ne peut dépasser le niveau du bac. C’est là que le bât blesse dramatiquement. Il n’existe en France que deux établissements d’enseignement de la musique susceptibles de décerner un master de musique, les deux conservatoires nationaux supérieurs de Paris et de Lyon, dépendant du ministère de la Culture*. Il en existe trente en Allemagne, une dizaine en Suisse, et partout, en Europe, en Amérique, en Asie… des établissements décernent également des niveaux doctorats. C’est seulement en France que la musique n’a pas un accès raisonnable aux diplômes universitaires.

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