Les 25 ans de la Fondation Banque Populaire

Philippe Thanh 02/11/2017
Créée en 1992, la fondation a, depuis, apporté son aide à quelque 286 musiciens ! Le point avec son président, Emmanuel Pouliquen.
Comment est née la Fondation Banque Populaire ?
Il y a vingt-cinq ans, les banques populaires ont éprouvé le besoin de se rappeler leurs origines et l’importance de la notion de solidarité, quand, à la fin du 19e siècle, des artisans, de petits entrepreneurs se sont unis pour parvenir à financer leurs projets. Aujourd’hui, la plupart des banques populaires en région se sont dotées d’une fondation d’entreprise : la plupart soutiennent des associations lorsque la Fondation Banque Populaire aide des personnes.
Et notamment des musiciens…
En effet, la Fondation intervient dans trois domaines : la musique, le handicap et l’artisanat d’art. Elle dispose pour cela d’un budget quinquennal de 7,4 millions d’euros soit 1,48 million d’euros par an. Environ 40 % de cette somme va à notre soutien à la musique. Ces sommes nous sont attribuées par les différentes banques populaires et d’autres ressources les complètent, comme la billetterie du festival que nous organisons, Les Musicales de Bagatelle, mais cela reste évidemment à la marge.
Comment se traduit l’aide que vous apportez aux musiciens ?
Il s’agit d’une aide d’un montant maximum de 15 000 euros par an, pendant un à trois ans, revue chaque année. Pour nous, il s’agit d’accompagner le projet de vie de jeunes musiciens qui ont de l’ambition, qui travaillent beaucoup. Les dossiers des candidats qui se sont inscrits en ligne passent devant un comité de sélection composé de Martine Tremblay, directrice de la Fondation et de la harpiste Marielle Nordmann, conseiller artistique. Puis les candidats retenus viennent jouer devant un jury composé de musiciens reconnus. Ce jury est, je dois le dire, très sévère et sélectif. Cela dit, notre accompagnement n’est pas que financier et ne disparaît pas du jour au lendemain. Par la suite, bien des lauréats restent attachés à la Fondation, gardent le contact avec Martine Tremblay qui continue de suivre leur parcours avec intérêt.
Les Musicales de Bagatelle ont fêté leurs dix ans cet été…
Oui, c’est là une belle vitrine pour nos lauréats et Marielle Nordmann en assure la programmation avec passion. Le succès est tel que les Musicales se décentralisent à présent, à la demande de certaines banques populaires : à Troyes et à Metz, à l’abbaye de Valmagne près de Perpignan, au prieuré de Lavaray près de Tours… Par ailleurs, nous incitons les banques régionales à inviter des lauréats à se produire lors d’événements qu’elles organisent, notamment leurs assemblées générales.
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