Le bizutage dans les orchestres

Antoine Pecqueur 02/11/2017
Lorsqu’ils accueillent un nouveau musicien, un chef ou un soliste invité, les orchestres n’hésitent pas à les tester. Humour potache, mais parfois aussi comportements humiliants.
Au cours de leurs études, les jeunes musiciens sont relativement peu confrontés au bizutage. Contrairement aux écoles de commerce, les conservatoires supérieurs sont épargnés par cette tradition où l’humour potache dérive bien souvent pour devenir une pratique humiliante. Mais les musiciens sont tentés de se rattraper une fois entrés dans la vie professionnelle. Au sein des orchestres, il est courant que les nouveaux entrants soient testés. Avec, là aussi, des comportements qui peuvent être problématiques.

Pour les musiciens, une période de stage qui peut être éprouvante

Lorsqu’un musicien réussit le concours d’entrée dans un orchestre, il doit nécessairement passer par une période de stage avant d’être pleinement intégré (en CDI pour les orchestres français). Cette période est assurément nécessaire, car le concours ne permet de juger que les qualités individuelles des candidats. L’adaptation au collectif, d’un point de vue musical, mais aussi humain, ne peut se mesurer qu’une fois au sein de l’orchestre. Cette période peut se révéler particulièrement stressante pour le musicien, qui se sent jugé à la moindre note. Il doit arriver à marier sa sonorité, son phrasé avec les autres musiciens, tout en faisant montre de sa personnalité : une gageure. Il lui faut trouver rapidement ses marques au sein d’une communauté dont les membres se connaissent généralement très bien. A lui de savoir aussi quel ton employer, de quelle familiarité user avec ses collègues. Ni trop ni trop peu… l’équilibre n’est pas forcément aisé à trouver. Dans un grand nombre de cas, les collègues font en sorte que le nouveau se sente bien. C’est ainsi qu’il pourra le mieux exprimer ses qualités et devenir un atout pour l’orchestre. Mais il arrive aussi que les situations se tendent. Il suffit qu’un musicien prenne en grippe la nouvelle recrue pour lui faire vivre un enfer. La situation varie d’un orchestre à l’autre et d’un pays à l’autre.

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