Philippe Schoeller, passeur d’énergie

Benoît Menut 02/11/2017
La musique fait advenir le miracle du temps, l’instant de l’impromptu, de l’improvisation, du jeu.
Il consacre sa vie à la musique, « par instinct, avec joie, mais sans illusions ». Pour lui, la composition est « une discipline de l’être, de la sensibilité, de la pensée, du goût, une profession du partage ». D’un regard avide de sons à venir, associé à ses mots, il invite son interlocuteur à partager ses « éclosions », tant son rapport à l’autre réside en « une quête de la transmission du sentiment, un éloge à la gloire de la beauté irrationnelle » si propre à cet art « immatériel ».
Philippe Schoeller ne parle pas de lui par anecdotes biographiques. Bien sûr, le curieux sera tenté de mettre en exergue ce lien créatif entre un père et un frère architectes, un autre cinéaste, et notre musicien fasciné par l’espace acoustique, comme un bâtisseur de cathédrales sonores, un « réalisateur symphonique ». Il ne parle pas non plus de Pierre Boulez, Franco Donatoni ou encore Iannis Xenakis dont il a suivi les enseignements, préférant évoquer, du bout des lèvres, les rencontres quasi spirituelles avec Helmut Lachenmann ou Elliott Carter.

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