L’Orchestre de Cannes joue pour les Restos du cœur

Emmanuel Andrieu 29/11/2017
Chaque année depuis treize ans, la phalange cannoise donne un concert dont l’intégralité de la recette est reversée aux Restos du Cœur ; un concert à l’auditorium des Arlucs que dirigeait cette année Olivier Holt, avec le corniste Cédric Lebeau en soliste, dans un programme mêlant des œuvres de Mendelssohn, Mozart et Schubert.

Directeur musical de l’Orchestre régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis l’année dernière, Benjamin Lévy avait laissé pour un soir la baguette à son collègue Olivier Holt pour ce concert caritatif. Didactique et pédagogue, le chef livre moult anecdotes avant chaque morceau, et c’est avec la célèbre Ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn que débute le concert. Le chef en livre une exécution claire et fine (mais peut-être trop mesurée), dans laquelle on profite surtout des flûtes et des altos.

On sait que Mozart offrit au cor ses premières lettres de noblesse en tant qu’instrument soliste à part entière, et c’est le Concerto n°2 qu’interprète le corniste Cédric Lebeau. Techniquement, le brio de l’instrumentiste est digne de louanges, et Lebeau se joue des difficultés techniques de cette partition sans jamais forcer les notes. L’accompagnement de l’orchestre est très professionnel, Holt évitant de tomber dans une romantisation trop appuyée, éternel piège de ces œuvres. Les tempi sont rapides et le chef est attentif à son soliste.

Le concert étant sans entracte, c’est donc sans temps mort que s’enchaîne, après une petite explication de texte, la Symphonie n°5 de Schubert, dans lequel chef et orchestre donnent la pleine mesure de leur talent. Galvanisé par l’énergie communicative de son chef d’un soir, l’Orchestre de Cannes trouve de superbes couleurs ainsi que des phrasés particulièrement musicaux. Les cordes déploient tout leur soyeux et les bois rivalisent de poésie. Mais surtout, Olivier Holt nous offre ici cette fusion si subtile d’élégance et de gravité qui, de Mozart à Berg en passant par Schubert, est la vraie marque de la musique viennoise. (24 novembre)

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