La musique militaire, aussi, se féminise

15/06/2008
Ancienne étudiante au CMMAT, Sandra Ansanay-Alex est la première femme en France à accéder aux fonctions de chef de musique militaire adjoint. Elle est en poste à la Musique de la région Terre Sud-Ouest basée à Toulouse.
« Après mon prix de hautbois au Conservatoire supérieur de Genève, je me suis engagée dans l’armée, puis je suis passée par le Conservatoire militaire. Il nous prépare aux examens militaires grâce auxquels nous pouvons évoluer dans notre carrière. Je ne suis pas issue d’un milieu militaire, mais j’avais envie d’entrer dans la vie active. En 1999, la professionnalisation de l’armée ouvrait de nouvelles perspectives aux jeunes diplômés. Le Conservatoire militaire permet aux jeunes musiciens civils de s’adapter à la vie militaire. Pour certains d’entre eux, c’est aussi l’occasion d’élargir leurs connaissances musicologiques. J’ai appris énormément de personnalités comme Désiré Dondeyne et Roger Boutry. Ceux-ci n’ont pas simplement la connaissance de leur instrument - un soliste valorisera avant tout la technique pure et son répertoire - mais, en tant que compositeurs et en raison de leur expérience, ils sont d’une richesse humaine et artistique hors du commun. Le Conservatoire militaire apporte au musicien un sens de la discipline, même s’il l’a déjà connue à l’orchestre, et un état d’esprit particulier. En effet, un musicien militaire professionnel n’est pas à l’armée pour "la gamelle", il comprend sa mission qui est de représenter les valeurs de la nation. »
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