Fusion des orchestres de Besançon et de Dijon : un nouvel orchestre national en région

Antoine Pecqueur 10/01/2018

Les deux phalanges de la région Bourgogne-Franche-Comté devraient être réunies à partir de la saison 2019-2020. Une mutualisation qui s’annonce complexe, socialement et économiquement.

C’est de loin la conséquence la plus importante de la réforme territoriale et de la nouvelle carte des régions sur le paysage musical. Avec la création de la région Bourgogne-Franche-Comté, l’Etat et les collectivités territoriales ont décidé d’établir un nouvel orchestre national sur ce territoire. Cette formation correspondrait à la réunion des deux orchestres existants à Besançon et à Dijon. Au départ, cette fusion aurait dû se faire rapidement et être effective dès la saison 2017-2018. Mais le chantier s’avère bien plus complexe et le calendrier a été repoussé : le nouvel orchestre ne devrait pas entrer en fonction avant la saison 2019-2020. Car les freins à la fusion sont multiples.

Des statuts différents

La première différence, et non des moindres, concerne le statut des musiciens. A Dijon, les musiciens sont permanents (employés en contrat de travail à durée indéterminée intermittent, CDII), tandis qu’à Besançon, les membres de l’actuel orchestre Victor-Hugo sont payés au projet1. Aujourd’hui, ces statuts posent déjà problème. A Dijon, les musiciens sont payés sur la base de 90 services par an, or l’orchestre ne les fait pas, faute d’activité suffisante… « Dans les nouveaux contrats, nous employons désormais les musiciens sur la base de 75 services », précise Floriane Cottet, l’actuelle directrice de l’Orchestre de Dijon. Rappelons que l’Orchestre de Dijon avait été menacé de disparition en 2014, faute de financement. Le statut bien plus souple des musiciens de Besançon peut aussi se révéler plus précaire. Car si, dans le projet de fusion, il est acté que tous les musiciens en contrat à durée indéterminé de Dijon seront directement transférés au nouvel orchestre, le sort de leurs collègues de l’Orchestre de Besançon est plus compliqué à gérer. « La majorité des musiciens sont aussi professeurs au conservatoire de la ville », note David Olivera, le directeur général de l’Orchestre de Besançon.

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