Thierry Escaich, l’art de la variation

Benoît Menut 10/01/2018
Le compositeur Benoît Menut poursuit sa série de portraits. Rencontre, cette fois-ci, avec Thierry Escaich, de l’orgue à l’écriture.
C’est dans un café parisien, à deux pas de l’église Saint-Etienne-du-Mont, où Thierry Escaich tiendra l’orgue deux heures plus tard, que nous nous retrouvons. Son sourire malicieux, associé à un regard aux yeux plissés qui semblent penser, anticiper et synthétiser, m’encourage à commencer : pourquoi trouve-t-on, contrairement à d’autres compo­siteurs connus, si peu de renseignements sur sa vie personnelle ? « Je ne vois pas l’intérêt de me raconter, car ma musique parle de moi au-delà des mots. Je livre au public un résultat qui permet de voir à l’intérieur de moi. Je suis totalement dédié à la musique, mais je parle en fait très souvent de moi, sans en avoir l’air ». Et sans s’en rendre compte, le compositeur esquisse des deux mains, tandis qu’il parle, des gestes de claviériste qui semblent évoquer des mélodies et des harmonies intérieures.

Pour lire la suite (85 %) choisissez votre offre :

Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Cet article premium

1€

Acheter cet article
Pack (crédité 12 €)

10 €

Acheter un pack
Mots clés :
Partager:

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous