Hélène Caron-Salmona : «Travailler en réseau avec les formateurs et les diffuseurs»

Suzanne Gervais 27/02/2018
Présidente du festival de quatuor à cordes du Luberon, Hélène Caron-Salmona nous explique la spécificité de programmation du quatuor.
Quelle est l’histoire du festival ?
Le festival a été créé en 1976 par une mélomane, Benita Carteron. Nous programmons entre huit et neuf quatuors par été, qui donnent une quinzaine de concerts. La majorité sont français, mais nous tenons à faire découvrir quelques formations étrangères, comme le quatuor David-Oïstrakh qui était à l’affiche l’an dernier pour notre édition sur la Russie. L’édition 2018, du 17 août au 2 septembre, sera consacrée au quatuor français.
Quel regard portez-vous sur le paysage du quatuor ?
La France est une vraie pépinière ! Le quatuor est une forme vivante qui continue d’inspirer les compositeurs. Nous avons passé des commandes aux compositeurs Frédéric Pattar, Bruno Ducol, Aurélien Maestracci et Karl Megelen. Nous sommes aussi partenaires de ProQuartet avec qui nous avons créé un stage de musique de chambre pour les amateurs. Il y a un réel enjeu autour de la pratique en amateur : c’est un excellent moyen de diffuser le répertoire du quatuor. Indispensable pour attirer le public au concert.
Quelle est la place des festivals dans la vie d’un quatuor ?
En France, elle est essentielle, mais elle ne suffit pas. J’ai co-fondé le réseau Quartett Forum en 2013 pour rassembler tous les acteurs de la scène française du quatuor, sauf les artistes : les formateurs, les diffuseurs, les programmateurs… Nous travaillons à une future bibliothèque du quatuor contemporain. Le quatuor est devenu un milieu très concurrentiel. Les jeunes sont très aidés, mais toute la difficulté est de durer : la génération d’après arrive et on peut être vite oublié.
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