Philippe Hurel : le son du rythme

Benoît Menut 28/02/2018
Le compositeur Philippe Hurel se confie à Benoît Menut sur ses choix esthétiques, mais aussi sur ses influences, son lien au public…
Philippe Hurel rythme d’emblée la conversation. Entier, il livre ses pensées de manière sincère et passionnée. Reste alors à suivre les circonvolutions du discours et à accepter de voyager au gré des idées, des rebonds, des ruptures et des retours. C’est d’ailleurs une porte d’entrée vers sa musique, qui propose une dialectique similaire : répétitions ornées, développées, chemins de traverse, attrait pour la précision rythmique venant sans doute de sa pratique et de sa grande culture du jazz… Les cinq pièces du cycle Loops synthétisent tout cela et permettent au néophyte de “faire connaissance” avec son esthétique.

Jazz, rock fusion…

« Quand les choses sont en place, la musique sonne. Chez moi, le son a besoin du rythme. J’écoute encore beaucoup de jazz, de rock fusion, surtout des morceaux nourris de funk, des musiques binaires… ». Le son est aussi la pâte des compositeurs, ce qui les distingue. Philippe Hurel reconnaît cela dans le travail de Tristan Murail ou Martin Matalon et accepte que de nombreux interprètes et auditeurs trouvent chez lui ce souci de la pâte sonore. « Aller vers le son requiert une délicatesse de l’oreille, une ouverture de la part de l’auditeur. »

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